Economies, respect de l’environnement ou encore autonomie énergétique, les motivations sont multiples. Depuis plusieurs années, certaines villes de France imaginent et expérimentent des projets écologiques.
A huit jours des municipales, la question de l’écologie et des « villes vertes » est abordée par de nombreux politiques. Les initiatives en matière du respect de l’environnement sont devenues un point clé des programmes. Face aux mesures proposées, certains citoyens sont convaincus, d’autres sont sceptiques. Quelles sont les solutions qui fonctionnent réellement ? Comment rendre une ville plus écologique ? Voici trois villes aux initiatives insolites.
1 : Ungersheim : un « laboratoire d’initiatives durables »
Le village d’Ungersheim, en Alsace, multiplie les expériences. Le maire conçoit son village comme un « laboratoire d’initiatives durables ». À 4km du village se trouve une centrale photovoltaïque créée en 2012, la plus grande d’Alsace. L’objectif du maire : une autonomie énergétique d’ici 2023. À Ungersheim, les bâtiments municipaux sont chauffés au bois et l’éclairage public se fait grâce à des ampoules à LED.
Le ramassage scolaire s’effectue en calèche, grâce à un cheval acheté par la commune en 2010. Cette alternative au bus scolaire évite les émissions de gaz à effet de serre sur 4 600Km par an. L’Eco-hameau, ensemble d’habitations neutres en émissions carbone, permet d’accroître cette économie.
Une conserverie a également été mise en place. Elle permet de donner une seconde vie aux légumes invendables. Les aliments sont par exemples transformés en soupes, mises sous conserves puis vendues sur place ou dans les magasins bio alentours. Cette initiative remplit toutes les conditions du label « De la graine à l’assiette ».
2 : Roubaix : défi zéro déchets
Depuis 2014, la ville de Roubaix propose un défi zéro déchets. Les participants sont tous volontaires. En moyenne, 1000 euros d’économie sont réalisés par foyer et par an, jusqu’à 3000 dans certains cas. En 2016, 120 foyers ont participé. Le résultat : 47% de diminution des poubelles en moyenne soit 150Kg de déchets en moins sur un an.
Il s’agit de changer ses habitudes quotidiennes : courses en vrac pour éviter la surconsommation et les emballages plastiques, moins de gaspillage, fabrication de produits d’entretien ou encore shampooing solide. Des réunions régulières et des événements autour du « zéro déchet » sont proposés.
Les citoyens ne sont pas les seuls acteurs du changement : les entreprises et les écoles participent aussi. Dans certaines cantines, le personnel a reçu une formation spécifique. Plus aucun aliment n’est sous plastique, et des pinces sont utilisées pour bannir les gants.
3 : Grenoble candidate au titre de capitale verte de l’Europe
A Grenoble, à partir de 2023, il sera peut-être possible de se rendre au travail en téléphérique. Le projet se nomme Métrocâble et permettrait de transporter 5 000 personnes chaque jour. Le trajet relie Fontaine à Saint-Martin-le-Vinoux. Le téléphérique survolera deux cours d’eau, deux autoroutes et une voie ferrée à 14 km/h.
Les travaux pourraient débuter en 2021. La ville de Grenoble et ses 160 000 habitants ont pour objectif de diviser par deux leurs émissions de particules fines et par 4 leurs émissions de dioxyde de carbone d’ici 2030. Ce mode de transport est « vertueux », selon le Grenelle de l’environnement, et serait plus rapide que les vélos, voitures, trams et bus sur le même trajet. Grenoble sera candidate au titre de capitale verte de l’Europe 2022.