Interview : Quitter les bancs de la fac et devenir journaliste

Solène Méric, 39 ans, est journaliste et coordinatrice de la rédaction chez Aqui. Présente dans l’équipe du journal en ligne depuis ses débuts, elle revient sur son parcours et raconte son quotidien de journaliste.

Solène Méric au Salon de l’Agriculture Nouvelle-Aquitaine, au sein duquel Aqui produit des articles et des brèves.

Pourquoi es-tu journaliste ?

D’abord parce que j’aime écrire. On dit que pour être journaliste, il faut être curieux. Je ne sais pas si je suis curieuse, mais il y a peu de choses que je ne trouve pas intéressantes. Ce qui me plaît d’autant plus chez Aqui, c’est qu’on peut faire plein de sujets différents, de l’agriculture au logement par exemple. C’est enrichissant !


Quel parcours as-tu effectué pour exercer ce métier ?


Je n’ai pas une formation de journaliste. J’ai d’abord étudié à la fac de droit, je me suis spécialisée en droit public et européen. J’ai un bac +5, et j’ai commencé l’écriture d’une thèse. Finalement, j’ai eu envie de faire quelque chose de plus concret qu’une réflexion au sujet de détails de droits. C’était intéressant mais pas très rémunérateur, même si je travaillais un peu à la fac en tant que chargée de TD. J’aimais beaucoup écrire, et depuis peu de temps, les blogs apparaissaient sur internet. Ça m’a donné envie de « bidouiller. » Lorsque j’ai lâché ma thèse, je me suis inscrite à l’IUT information communication à Bordeaux. Je ne voulais pas repartir sur des études longues, et celles-ci duraient un an.

Les cours étaient donnés à la fois par des professeurs et des professionnels. C’est là que j’ai rencontré Joël Aubert. Il venait de créer Aqui.fr, depuis un an environ. Cela correspondait à mes envies d’écriture et de toucher à internet, et le journalisme me faisait rêver. J’ai fait un premier stage court chez Aqui pendant le salon de l’agriculture, pour voir comment cela se passait. Plus tard, j’y ai aussi fait mon stage de fin d’année. En parallèle, j’ai fait mon mémoire sur la presse en ligne, dont c’était les débuts. D’un stage à un autre, en passant par quelques piges, j’ai eu un contrat chez Aqui.fr. Je suis le premier contrat historique du journal. Ça fait bientôt 12 ans. Je suis rentrée en CDI un an après mon premier contrat.

Aujourd’hui, quelles sont tes missions ?

En tant que journaliste, comme tous ceux d’Aqui, je suis en charge d’un territoire. Je couvre la partie béarnaise, dans les Pyrénées-Atlantiques, parfois un peu les Landes. Je m’occupe aussi des questions régionales au sens institutionnel du terme. Quant à la partie coordination de la rédaction, je co-anime avec Cyrille Pitois, directeur des rédactions du groupe Keyop média, les conférences de rédaction. Je fais le lien avec les journalistes dans la semaine, pour l’organisation (avancée des papiers, éventuelles questions, sujets qui s’ajoutent, s’enlèvent ou se reportent). Je m’occupe aussi de certains partenariats, du point de vue éditorial.


A quoi ressemblent tes journées ?

Ça commence par la relecture des papiers, soit tard le soir soit très tôt le matin. Après, je publie des articles et brèves. Je regarde aussi mes mails. Dans ma mission de coordinatrice, j’en reçois beaucoup. Les lire et les trier me prend du temps. Si je ne suis pas là pendant deux heures, j’allume mon ordinateur et j’ai 76 mails en retard. Ensuite, si j’ai des reportages ou des conférences de presse, je m’y rends. Sinon, je suis devant mon ordinateur et j’écris des sujets. Généralement, dans la journée, j’ai des échanges avec des membres de l’équipe d’Aqui.

Peux-tu me parler d’un souvenir qui t’a marquée ?

Une des premières choses que j’ai faites quand je suis arrivée chez Aqui, c’est aller à des élections européennes au parlement européen à Strasbourg, pendant deux ou trois jours. Je ne sais même plus si c’était en stage ou au début des piges. J’ai vu comment cela se passait, rencontré les députés européens, assisté à une assemblée… C’était super, très intéressant. C’est Joël qui m’avait envoyé là-bas, ça en dit long sur sa manière d’accrocher les jeunes au métier. Il était très formateur. Cela m’a d’autant plus donné envie de faire ce métier.

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